Depuis 1927, Time consacre une couverture en décembre à« L’Homme de l’Année ». Benjamin Bernanke, le patron de la Réserve fédérale américaine, était le lauréat 2009. Un choix raisonnable. Il y en avait peut-être d’autres.
Les années 2000 auront été avant tout – des attentats du 11 septembre 2001 à la crise économique de 2008 et à l’élection de Barack Obama – celles d’un déclin américain. « Faites-moi de bonne politique et je vous ferai de bonnes finances », disait le baron Gros.
Le président américain élu annonce qu’il va ouvrir les bras à la Syrie et à l’Iran, tout en veillant à la sécurité d’Israël. Les fans de Marivaux ou de Guitry auront reconnu la figure de rhétorique classique du mari infidèle, qui jure à sa femme bafouée qu’elle est le seul amour de sa vie.
A travers le massacre de Mumbai, Al Qaida cherche avant tout à s’imposer comme le « nouveau califat » : le nouvel état-major du monde musulman dans la guerre sainte contre le reste du monde.
On ne prétend plus qu’Obama a raison : on veut seulement croire que la chance exceptionnelle dont il a bénéficié jusqu’ici ne se démentira pas quand il sera installé à la Maison Blanche.