Michel Gurfinkiel

Quicksearch

Language

Mots clés


Tuesday, June 29 2010

Démographie/ La preuve par Israël

Send by e-mail
e-Mail this entry to:
Your name:
Your e-mail address:
Message (optional):

Comments
Display comments as (Linear | Threaded)

#1 Simon on 2010-06-29 21:45 (Reply)
Pourquoi, vous aussi, utilisez-vous le terme d' "ultra-orthodoxe" qui ne sert qu'à nous montrer du doigt ? "Orthodoxe" ne suffit-il pas ? En fait, vous savez parfaitement qu'un juif "orthodoxe" n'est rien de plus qu'un juif pratiquant (comme on parle de catholique pratiquant, pas d'un catholique "ultra-orthodoxe"). Pourquoi une surenchère qui ne sert qu'à habiller l'antisémitisme contemporain ? (Ce n'est évidemment pas de vous que je parle mais de ceux qui utilisent ces termes pour rendre présentable leur haine).
#1.1 Alexandre on 2010-07-19 23:52 (Reply)
Ce n'est pas faux, les termes de haredim incluant les hassidim est suffisant et n'est pas habillé de préjugés. MG saura sans doute évoluer. Il a su le faire sur le sujet de la démographie après s'être renseigné et s'être éloigné des thèses des spécialistes français: http://michelgurfinkiel.com/articles/149-Isral-Le-rapport-Pons.html
#1.1.1 Simon on 2010-07-22 00:50 (Reply)
Haredim (bien que pertinent) est abscons car en hébreu. Les Hassidim comme les "Lituaniens" ne sont que des composantes de la mouvance du judaïsme pratiquant (pratiqué), qui ne peuvent revendiquer d'être plus "authentiques" que toute autre composante qui se réfère au Choul'han Arou'h (Code de loi juif). C'est un des "génies" du judaïsme d'avoir créé un grand consensus de pratique, qui autorise une immense liberté de conception sans risque de schisme. Sur certains points, les Hassidim (par exemple) sont beaucoup moins intransigeants que d'autres écoles pourtant moins "folkloriques" du judaïsme comtemporain.
#2 Simple d'Esprit on 2010-07-04 14:41 (Reply)
Prodigieuse demonstration a un detail pres : la perversion intellectuelle d'assimiler la population juive israelienne a la population de souche europenne alors que c'est elle qui a immigre !!!
#2.1 Simon on 2010-07-05 03:18 (Reply)
...la perversion intellectuelle d'inventer une perversion intellectuelle partout... La présence juive en terre d'Israël ne s'est jamais tarie depuis la sortie d'Egypte, sauf qu'effectivement elle s'est faite souvent au péril de sa vie, en particulier grâce à ses voisins adeptes de la religion de Paix et de Tolérance... Quant à la "population juive israélienne", elle comporte aussi les Séfaradim, généreusement chassés de leur pays d'origine par leur compatriotes adeptes de la religion de Paix et de Tolérance...
#2.2 cortinaire on 2010-07-05 12:21 (Reply)
La perversion intellectuelle, Monsieur, cela consiste à employer les mots de n'importe quelle façon. Gurfinkiel ne fonde pas sa démonstration sur une opposition autochtones/immigrés, mais sur une opposition entre la civilisation européenne (judéo-chrétienne, humaniste, démocratique) et ceux qui la récusent. La population juive israélienne, si l'on s'en tient à ce critère, est comparable à la population dite de "souche" de l'Europe actuelle par son mode de vie et sa culture. Et le problème que rencontrent actuellement les pays occidentaux, ce n'est pas l'immigration en soi, mais la capacité ou la volonté de certains immigrés, à partir de certaines réalités anthropologiques, à s'intégrer ou non, c'est à dire d'accepter et respecter ou non les valeurs de ceux qui les accueillent. L'autochtonie en soi, que n'aborde nullement Gurfinkiel, est un concept difficile à manier. La plupart des Européens actuels sont des Indo-Européens (ou Aryens), c'est à dire des "immigrants" ou des descendants d'immigrants, qui ont supplanté des populations européennes plus anciennes (dont les Basques sont peut-être le reliquat). Ils sont immigrants depuis quatre cents ans à peine dans une Amérique du Nord, où ils ont supplanté les Amérindiens, en Amérique du Sud, où ils se sont métissés avec eux, en Afrique du Sud, en Australie, en Nouvelle-Zélande. Les Arabes sont des "immigrants" dans tout l'Orient et au Maghreb, où ils ont submergé les Araméens, Nabatéens, Coptes, Berbères, Grecs ; les Turcs le sont, à partir de leur foyer originel d' Asie centrale, en Iran, en Irak, en Anatolie . La plupart des Juifs israéliens ont peut-être "immigré" en Terre Sainte, pour la plupart, entre le XVIe et le XXe siècle, mais du moins ce pays était-il leur patrie historique, comme l'attestent à la fois le souvenir qu'ils ont toujours voulu en conserver dans leur liturgie et dans leur philosophie, la littérature biblique et l'archéologie. Un argument en leur faveur dont ne peuvent se targuer ni les Indo-Européens en Europe ou outre-mer, ni les Arabes, ni les Turcs. Après cette mise au point, j'espère, Monsieur, que vous vous concentrerez sur l'analyse purement démographique de Gurfinkiel, qui est, en définitive, moins un éloge d'Israël qu'un plaidoyer pour le renouveau du monde européen. Gurfinkiel est à ma connaissance le seul journaliste, ou écrivain, ou penseur, français qui n'a jamais dévié d'un pouce dans sa pensée, ni trahi sa famille de pensée pour les plats de lentille de la notoriété télévisuelle, et qui alertait déjà les pays et les peuples européens en 1975 ou 1976 dans Valeurs Actuelles, exactement dans les termes qu'il emploie dans l'article qui nous occupe. Ce mérite - exceptionnel, trop rare - suffirait en soi. Mais de plus, il a toujours eu le talent de présenter les questions les plus complexes de manière extrêmement claire. Aucune perversité, je le répète, dans ses analyses. Au contraire, une probité absolue fondée sur des concepts précis. Sachez le reconnaître et le respecter, Monsieur.
#2.2.1 Olivier on 2010-07-12 23:43 (Reply)
Très bon résumé, mais pourquoi la référence à la "littérature biblique", probante ou pertinente seulement pour des croyants, et donc inopérante en tant qu'argument en faveur de la légitimité historique d'Israël ? Un Etat juif dans l'espace entre méditarranée et Jourdain est historiquement avéré à partir des royaumes de David et Salomon. Plus de 11 siècles d'histoire politique, au coeur du monde antique, suffisent. La référence biblique est d'ailleurs ambigue : les mêmes qui contestent qu'une revendication territoriale puisse être sur un texte qu'ils ont le droit de tenir pour mythique, citent parfois à la lettre le livre de Josué pour accuser les conquérants hébreux de génocide sur les populations locales. La légitimité d'Israël n'a pas besoin, comme justification, de la Bible, l'Histoire suffit largement.
#3 arié on 2010-07-09 14:36 (Reply)
Votre démonstration est intéressante. Cependant je conteste la comparaison des minorités pour la France et pour Israel. En France nous avons une minorité musulmane étrangère et une minorité musulmane française. Ces deux groupes parlent le français et n'ont pas vocation à garder leurs langues d'origine. En Israel, la minorité arabe conserve sa langue. Elle n’a pas vocation à se fondre dans le groupe majoritaire car les mariages mixtes ne sont pas possibles. La minorité arabe israelienne a vocation à demeurer distincte du groupe juif. En France par contre, la minorité musulmane perd sa langue d‘origine et intégre le groupe majoritaire.

Add Comment
Name
Email
Homepage
In reply to
Comment
 
 

Trackbacks

No Trackbacks