Michel Gurfinkiel

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Mercredi 20 mai 2009

Europe/ La RĂ©volution par l'immigration

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#1 Criticus (Site) le 20/05/2009 à 14:24 (RĂ©pondre)
Excellent billet Michel. Cela dit, les Européens sont les premiers responsables de cet état de fait : s'ils avaient fait suffisamment d'enfants, il n'y aurait jamais eu un afflux migratoire aussi grand.
#1.1 Marcoroz (Site) le 20/05/2009 à 22:55 (RĂ©pondre)
Bien sûr que si. Cela n'a aucun rapport.
#1.1.1 Criticus (Site) le 20/05/2009 à 23:00 (RĂ©pondre)
Aucun rapport ? L'idéologie immigrationniste justifie pourtant l'immigration par l'effondrement démographique de l'Europe. Il faut, nous disent les immigrationnistes, des immigrés pour payer nos retraites, préserver notre croissance, sauver notre industrie,etc.
#2 Marcoroz (Site) le 22/05/2009 à 14:06 (RĂ©pondre)
Personnellement, n'ayant pas encore eu d'enfant, jamais je n'aurais l'idée saugrenue de penser que c'est de ma faute s'il y a autant d'immigrés. Et je n'admettrais pas non plus qu'on dise que c'est de ma faute. Les immigrationnistes disent ce qu'ils veulent, pour justifier une politique dont les véritables motivations sont peut-être ailleurs.
#3 -do_ob- (Site) le 15/06/2009 à 10:51 (RĂ©pondre)
Un néoconservateur ds tte sa splendeur. Bref. L'immigration économique a vraiment commencé ds les années 70. Alors que les baby boomers entraient sur le marché du travail. Ds les familles de mes parents ils étaient 10 d'un côté et 5 de l'autre. On a pourtant commencé à en faire rentrer par bateau entier à cette époque. C'est ensuite à partir de cette génération que le taux de natalité à décliner. C'est à dire que le manque réel de main d'oeuvre aurait pu se faire sentir à partir de la fin des années 80. Or à ce moment là le nombre d'immigrés était déjà important et le chômage aussi. Non pour moi c'est bien plus un combat idéologique. L'Europe se rêvait comme les USA. Le melting-pot, le multiculturalisme etc... C'était ça la modernité. Et ce sont eux (Les américains) qui l'ont conceptualisé, promu. Tt le monde voulait y croire. Et les juifs y étaient en 1ère ligne aussi. Quand au: "pour beaucoup de musulmans, l’antisémitisme, y compris sous ses formes négationniste et néo-nazie, est « un moyen commode de participer à la culture européenne sans s’intégrer »" L'antisémitisme FAIT partie intégrante de la culture européenne. Rien que ça. Comme tjrs chez les néo-conservateurs il y a un côté meurtre du père. L'Europe sert de refouloir. Après avoir été le lieu de ttes les horreurs ns serions maintenant né sur Vénus,etc... Hier raciste, aujourd'hui laxiste (Mais tjrs antisémite). Et ils viennent ensuite ns accuser d'anti-américanisme primaire... Je constate aussi que bcp de juifs accueillent favorablement ce genre de thèse anti-européenne. Vous me répondrez sûrement que c'est parce qu'ils soutiennent plus que ns vos "Frêres" Israéliens. Et je sais malheureusement que c'est vrai. Que pour bcp de juifs de France la solidarité confessionnelle (Même internationale) prévaut sur celle de la communauté nationale. La question de l'immigration gène uniquement car elle est musulmane et donc potentiellement antisémite. Qu'elle soit anti-occidentale aussi est secondaire.
#3.1 Olivier le 15/06/2009 à 22:38 (RĂ©pondre)
Je ne comprends rien à ce commentaire. Les motivations industrielles des débuts de l'immigration maghrébine sont évidentes et connues. L'Europe se rêvait comme les USA ? Non puisque tout le monde pensait que les "travailleurs nord-africains" rentreraient chez eux une fois leur contrat rempli. Le regroupement familial (Giscard - Chirac) a amené, dans les années 80, à espérer une intégration "républicaine" (à la française), précisément pour éviter l'échec du melting pot, qui a fonctionné au 19° siècle et au début du 20°, et est devenu communautarisme après la guerre. Constater l'opportunisme d'une partie du monde musulman qui, prenant acte de la présence de minorités importantes en Europe, se met à rêver à une "reconquête".. c'est une évidence qui n'a rien à voir avec les néo-conservateurs. Quant à l'antisémitisme, il ne FAIT PAS partie intégrante de la culture européenne, il a simplement été là, à certaines époques, sous des formes diverses, la dernière en date étant une mise en cause de la légitimité de la restauration de l'Etat juif. Ce dernier avatar devant évidemment quelque chose à la médiatisation puissante de la cause palestinienne. De ce point de vue, les propagandistes de cette cause, au sein de l'immigration arabo-musulmane, a effectivement su opportunément réveiller une forme d'antisémitisme latent dans une partie de l'"intelligentsia" européenne, et le faire converger avec son propre anti-judaïsme. Piège redoutable pour les français juifs, naturellement solidaires d'Israël dans son principe (pas dans ses politiques, qui ne regardent que les Israéliens), qui risquent de passer pour des fauteurs de troubles. En matière de solidarité confessionnelle, interessez-vous plutôt à la "Oumma", la grande famille musulmane sans frontières. C'est par solidatité islamique que le président Iranien menace le Proche-orient d'une guerre nucléaire, alors que son pays, loin d'Israël, devrait avoir bien d'autres soucis.
#3.1.1 -do_ob- le 16/06/2009 à 15:09 (RĂ©pondre)
"Je ne comprends rien à ce commentaire." Vraiment ou c'est juste de la rhétorique ? "Les motivations industrielles des débuts de l'immigration maghrébine sont évidentes et connues". Argument d'autorité. Ce que je voulais dire c'est que l'immigration n'est en rien du à une quelconque nécessité démographique ou économique. Au sens où ns n'avions pas le choix, qui répondait à un besoin vital. D'autres pays n'ont pas fait ce choix. Le modèle économique et culturelle dominant de l'époque était celui des USA. On peut toujours entendre ce mythe du nouveau monde dynamique grâce à tous ces migrants plus motivés car plus miséreux. Au mixage des cultures qui leur a donné le jazz. Une culture dominante dans tous les domaines car universelle (Ttes ces minorités,40% de New-Yorkais nés à l'étranger). Les respects des différences,etc...Les clichés ne manquent pas. Le modernité c'était cela pour bcp. Tt un modèle économique et culturelle (Si idéologie vs gène). Si la motivation avait été juste d'ordre comptable comment justifier tte l'immigration des années 80 où le chômage atteint déjà des records. Pour le reste "'échec du melting pot, qui a fonctionné au 19° siècle et au début du 20°, et est devenu communautarisme après la guerre." honnêtement je ne vois pas du tt de quoi vs parler. En ce qui concerne l'accusation de néoconservateur ce serait trop long ici. Disons que j'ai l'impression d'y retrouver tjrs les même figures imposées. Et cette grille de lecture simpliste n'arrange en rien nos affaires. Elle flatte juste leur égo. Si la montée radicale de l'antisémitisme en France est le fait de l'Islamisme, le passage à l'acte est bien plus du à l'influence de la culture de la violence venue des USA qu'à une hypothétique guerre ouverte genre reconquista . Attention je ne vs joue pas le coup du "vrai-islam-religion-de-paix-qui-ne-fera-jamais-de-mal-à-une-mouche". Je veux plutôt dire que concrètement leur succès est assez limité. Je crois qu'il y a en gros 3000 conversions en France par an. Ca parait bcp et ils en sont fiers. Il faudra juste leur dire qu'il faudra 10 000 ans pour arriver à une majorité. Bref bcp de fumée sans feux. Bien plus à craindre de l'influence du modèle américain,mythe du migrant, respect des différences (Donc plus d'assimilation), sa définition de la nation, de la violence qu'elle engendre etc...Vaste débat. En tt cas plus compliqué que sous la grille de lecture simpliste néoconservatrice. Ce serait commode mais on ne peut pas tt lire au travers du fait religieux. Pour l'histoire antisionimse = antisémitisme , vaste débat. Je veux bien en parler mais mon post est déjà très long. Encore une fois c'est trop facile. Et ça arrange certain. Mais il y a plein de choses à dire. Quand à l'Oumma, jamais dit le contraire. Je vois juste que vs ne me contredisez pas.
#4 Olivier le 16/06/2009 à 20:56 (RĂ©pondre)
Rapidement : l'immigration maghrébine des années 60 était économique (prévue dans les accords d'Evian). Regroupement familial fin des années 70 : incompréhensible en effet, sauf si on y voit les débuts d'une certaine "peur" occidentale devant la pression démographique et le chantage au pétrole depuis 73. Les rêves d'intégration de cette époque ne relevaient pas d'une volonté d'imiter le melting pot américain, mais du constat d'une immigration de peuplement devenue irréversible et de la méthode Coué pour ne pas voir les problèmes à venir 20 ans plus tard. Et comme cette époque est aussi celle de la montée de l'islamisme, ces populations musulmanes sont vues par certains milieux fanatiques comme l'avant-garde d'une "reconquista" qu'ils espèrent et annoncent expressément. Je n'avais pas répondu aux fâcheux relents de "double allégeance" contenus dans votre dernière remarque. Regrettable de devoir rappeler qu'il est naturel et légitime pour un français juif d'être solidaire d'Israël dans son principe (légitimité et nécessité de cette renaissance historique et politique), qui, pour la plupart des juifs et nombre de chrétiens, a aussi un sens spirituel. 3 ou 4 millions de juifs dans le monde, solidaires d'un pays plus petit que l'Alsace, reconnaissez qu'en matière de "solidarité confessionnelle" c'est peu par rapport aux centaines de millions de musulmans solidaires de la cause palestinienne, et prompts à s'enflammer partout dans le monde dès que quelque part un sacrilège (réel ou fantasmé) les offense.
#5 cadet le 18/07/2009 à 23:20 (RĂ©pondre)
Merci pour la recommandation de Caldwell. La conquête démographique sunnite est inquiétante. De fait, la plupart de nos concitoyens, abêtis par les médias jeu-réalités, ne connaissent ni ne comprennent la complexité de l’islam. Tout ce qui vient d’ailleurs et n’est pas noir ni sinisant ni hindou est donc arabe et musulman. Mais à y regarder de près, le chiisme indo-européen, même s’il est haïssable dans la forme qu’il a prise depuis la venue d’Ahmadinejad, est bien moins conquérant et destructeur que le sunnisme, lequel se répand démographiquement de façon exponentielle partout dans le monde. Voilà que la France offre à cette population sunnite un terreau ultrafavorable à son développement. Comment ? : les gouvernements Giscard-Chirac ont d’abord autorisé par humanisme ou capitalisme (désir de doper la consommation sur place des immigrés musulmans et limiter les transferts financiers vers leurs pays d'origine) le regroupement des familles, et leur a même accordé en bloc notre nationalité ; la révolution des mœurs de 1968 et notre système social en place a fait le reste : tandis que les françaises accédaient à l’égalité au moins juridique dans le travail et tous les domaines, et remplaçaient peu à peu la procréation par le sexe , la population musulmane, elle, revenant sous la bannière du lien familial, s’est ruée sur notre système social en place (les allocations familiales) lequel permet à la femme musulmane de rester chez elle et de procréer, conformémént à la tradition islamiste, laquelle se trouve de fait, et de plus en plus, confortée dans ses archaïsmes. On revoile donc les femmes à grands coups s’il le faut, et les tient bien à l’écart de la contagion occidentale de la femme libérée. Le mâle peut alors dominer dans sa paresse. Schématiquement, on passe donc de l’enfant-roi souhaité et attendu, gâté-pourri, à l’enfant-produit , phénomène inédit de production intensive dont le système capitaliste a le secret. A suivi chez ces populations une forte croyance en un Etat-Providence français aux ressources inépuisables dans lequel « il n’y a qu’à réclamer haut et fort » pour obtenir le financement nécessaire. Conséquence suivante : les « besoins » sociaux devenant exponentiels ont fait augmenter les prélèvements sociaux de façon aujourd’hui pratiquement insoutenable pour le travailleur indépendant ou le commerçant de base français, homme ou femme, lesquels se sont vus plus rudement encore attachés à la glèbe pour financer leur propre destruction !. Le cycle « travailler plus pour payer le social » s’est amorcé comme une pompe à vide. Par rêverie démocratique ou par calcul complètement aveugle à toute observation pertinente de la réalité,nos gouvernements ont encouragé le phénomène et dissimulé les vrais chiffres démographiques par souci d’apaisement et vain espoir d’intégration, peut être. Conséquence suivante : la crise s’intensifiant et l’aide sociale n’augmentant plus en France à la mesure des nouveuax besoins démographiques, la colère gronde et l’Etat-providence français devient bouc émissaire, ainsi que, peu à peu, monte le racisme inversé et la violence civile. Et cette population continue de se multiplier au delà de toute raison. En outre, la production d’enfants à outrance, laquelle est continuée en parallèle de l’autre côté de la Méditerranée, donne lieu à un désir d’exportation d’êtres humains en surplus vers les pays occidentaux, et malheur à nos gouvernements si désormais, devenus plus lucides, ils tentaient quelque peu de freiner le mouvement, l’ingérence étrangère serait immédiate, Al Qaida demeurant chien de garde de ce lobby. Naît la discrimination positive, laquelle demeurera toujours, malgré le sacrifice de nos propres enfants au chômage, un emplâtre sur une jambe de bois au regard des nouveaux besoins et des haines naissantes. Pire, le système capitaliste avide de rendements pour ses actionnaires est rentré dans un cycle infernal de destruction des familles françaises en commandant à la mobilité et la flexibilité de chaque composante de leurs couples quand ils tentent encore de se former . Ainsi se creuse d’un côté la solitude et l’isolement de notre jeunesse, et encourage sur notre territoire l’effacement progressif de cette jeunesse française de souche par une autre, cantonnée dans la pauvreté programmée (une famille de la classe moyenne peut elle etre riche si elle a 5 enfants ?) des banlieues prolifiques et violentes. A quand la retombée du boomerang ?
#6 Martin Landau le 26/07/2009 à 20:59 (RĂ©pondre)
Ces discussions - légitimes au demeurant - me font penser à cette scène de "Magnificent seven" où les deux premiers protagonistes, Chris et Vin, rendent visite au vieux du village et Vin (Steve McQueen) raconte l'histoire de l'homme qui tombe de je ne sais plus quel étage élevé et à chaque étage où il passe on l'entend dire "so far, so good", "jusqu'ici, tout va bien". En 1902, Lénine a encore pu écrire "Que faire ?". Il y avait encore moyen de faire quelque chose, même si dans le cas du léninisme, tourné stalinisme, les résultat fut un désastre sans nom. Je crains qu'il n'y a plus rien à faire en Europe de l'an 2009. On ne peut que prendre acte de l'état de choses. S'indigner. Alerter. L'excellent et incomparable Alain-Jean Mairet alertait pendant des années. Qu'a-t-il changé ? Ces derniers temps, de plus en plus d'observateurs américains posent un diagnostic noir sur l'avenir de l'Europe. Alors ? Il n'y a même pas "so far so good" pour la majorité de la population européenne, puisqu'elle vit dans une bienheureuse ignorance totale d'une chute entamée. Pour la plupart des gens, l'islam n'a pas encore franchi le seuil de perception d'un phénomène en tant que danger. Et ceux qui savent, évoluent en boucle d'échanges d'informations de la même nature parmi les - presque toujours les mêmes - initiés. Il n'y a rien à attendre du monde politique. De ce point de vue, la situation est pire que dans les années 30. Il faudrait changer radicalement le paradigme, or les acteurs politiques sont ancrés dans la philosophie du 19e siècle, agrémentée de quelques discours creux sur les "totalitarismes" du 20e. La France en est un exemple criant. Les ainsi appelés "intellectuels" ne font pas mieux. Il s'agit d'une extinction programmée de toute une civilisation, de l'esprit qui a permis le plus grand bond de l'humanité vers une société évoluée d'une façon incomparable dans toute l'Histoire - or qui dit qu'un homme politique se sent mieux sous les restrictions démocratiques que sous un despotisme islamique, libérateur du si exquis arbitraire et de tous les joyeux abus de pouvoir ? Et le patronat ? La démocratie s'arrête devant la porte de l'entreprise déjà à l'état actuel - que du leste à lâcher sans regrets. Et alors en ce qui concerne les initiés, so far so good, vivons le moment présent selon les meilleurs préceptes du "loving what is", et laissons l'avenir arriver, celui qui arrivera. Qui sait, peut-être un jeune héro trouvera un tube qui fera crever instantanément tous les islamopathes du monde, comme dans "Mars attacks" ? Mais non, je rigole…

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